Les matériaux travaillés

C’est le matériau noble par excellence. Un minéral naturel associé à l’éternité. Et l’une des pierres les plus massives et solides du monde, d’ailleurs utilisée pour former les rebords de trottoirs ou certains pavés, dans les grandes villes (sur les Champs-Élysées, entre autres…). 

On la retrouve même dans le Mémorial du Général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises et dans l’obélisque de la Concorde, à Paris : arrivée en France en 1836 mais conçue il y a plus de 3 000 ans en Égypte, celle-ci n’a jamais perdu de sa superbe et a subi de nombreux avatars, sans jamais s’éroder. Une véritable force de la nature… Avec de telles qualités, on comprend que le granit s’érige en leader des matériaux utilisés dans la réalisation des monuments, ornements et mobiliers funéraires. Riche en quartz, son principal intérêt réside dans son extrême résistance au temps. Il apparaît même pratiquement inaltérable, à la différence du marbre, de moindre dureté et dont la brillance s’estompe peu à peu, au contact de l’air et de l’eau. En outre, celui-ci se raye facilement avec un objet pointu, ce que le granit ignore : formé de roches cristallisées, il peut tout subir, sans jamais se laisser dénaturer. Ce qui le rend aussi difficile à tailler, découper, sculpter. 

Des outils spécifiques, à base de meules diamantées ou de mèches en carbure de tungstène, sont donc requis. De même que de longues heures de travail, car le granit ne se laisse pas aisément façonner. Ni même polir, autre activité qui exige un matériel adéquat et une technique à mi-chemin entre l’artisanat et la haute technologie, la maîtrise du geste et l’apport d’outils électroniques de précision… Autre caractéristique du granit, la variété de ses couleurs naturelles, liées à son origine : du gris clair (granit du Tarn) au gris foncé (granit des Vosges), au rose (granit de Bretagne) ou bleu (granit de Norvège)… On dénombre ainsi plus de 500 teintes différentes.